Un budget 2018 « Vérité »

La dernière séance du Conseil Communal a principalement porté sur la présentation par le Collège du budget 2018 et sa discussion. Au nom du groupe cdH, notre chef de groupe Daniel Hublet a assuré le Collège de son soutien et émis quelques commentaires qui se veulent constructfis..
Par rapport à 2017, nous constatons une relative stabilité des chiffres : revenus de quasi 150M€ et dépenses de quasi 144M€ ce qui donne un boni de 3.295.692€. Au niveau des dépenses, ce budget représente 53,99% de frais de personnel, 9,32% de frais de fonctionnement, 26,33% de dépenses de transferts (CPAS et Zone de Police) et 10,36% de charge annuelle de la dette.

Si le cdH se réjouit de ce que tant le résultat global que celui de l’exercice propre restent positifs, il relève plusieurs incertitudes qui nous imposent de rester vigilants :
• Nos principaux revenus ( les centimes additionnels au précompte immobilier et à l’IPP), tout en restant stables sont perçus tard ;
• Les intérêts à long terme, parallèlement à la hausse de l’inflation, augmentent et engendreront des indexations ;
• La professionnalisation du personnel continuera et impliquera de nouveaux frais.

Nous soutenons le Collège dans sa volonté de contenir les dépenses mais une remise en question plus profonde devrait parfois être réalisée. Par exemple, au niveau des investissements où la longue liste des postes d’investissements individuels gagnerait à faire l’objet de regroupements cohérents (informatique, immobilier, mobilité, …). Cela permettrait de dégager les axes prioritaires d’une bonne politique communale, d’identifier les grandes tendances d’investissement, de traquer les gaspillages et de dégager des économies d’échelles.

Nous pensons que de nouvelles économies pourraient être réalisées si au niveau des dépenses, nous pouvions mieux identifier les domaines où l’intervention publique est indispensable (car seule à pouvoir agir), ceux où elle doit non seulement venir en complément d’une offre privée existante dans un schéma de partenariat public/privé (afin de toucher, par exemple, des publics moins favorisés) et enfin, ceux où l’initiative privée est rentable, abordable et se suffit à elle-même.

Au niveau des ASBL communales, nous souhaitons que la justification de la ventilation des budgets et de leur évolution au cours du temps soit mieux documentée. Certaines ASBL qui organisent des activités/évènements rémunérés (par exemple la SUTA) devraient avoir pour objectif de présenter un budget en équilibre (break-event) sans recours aux subsides/dotations. Cela permettrait de réorienter les dépenses vers des activités nécessaires à la collectivité et qui par essence ne peuvent être rentables.

En ce qui concerne la dette (137.279.265 M€), nous nous félicitons de sa gestion rigoureuse et de sa stabilité. Un recours à la dette ne peut se justifier que par une politique d’investissements à long terme bien identifiée et en ligne avec les axes prioritaires de la politique communale. C’est le cas pour l’investissement de 24M€ (projet U) qui verra la centralisation des services communaux à la rue de Stalle. Les choix d’investissements futurs se doivent d’être clairs. Evitons de gérer l’existant en colmatant des brèches et sachons parfois désinvestir dans certains domaines.