L’utilisation du radar Lidar

Monsieur le Président, Chers collègues,

Dans le rapport annuel 2013 il est noté que notre zone de police Uccle / Auderghem / Watermael-Boitsfort, s’est doté d’un radar Lidar : radar semi fixe équipé d’une technologie au laser permettant de « balayer » l’espace 75 fois par seconde et ainsi de contrôler la vitesse des véhicules 24h/24 et sept jours sur sept. Il a totalisé en 4 mois d’activité en 2013,  2042 heures de contrôles et 4241 procès-verbaux pour excès de vitesse ont été établis. Il est donc redoutablement efficace quant à cette fonction première. Il est plutôt destiné à contrôler la vitesse sur des voies secondaires et des zones 30. Mais il a déjà été placé sur des voies principales à forte densité de trafic (av De Fré, Chaussée de La Hulpe, Chaussée de Drogenbos etc  …).

Le premier objectif de ce système est la prévention : lorsqu’il est positionné à un même endroit durant plusieurs jours et qu’il revient de manière récurrente,  il  entraîne une diminution de la vitesse des véhicules qui le croisent. Néanmoins, il pourrait avoir plusieurs  utilités complémentaires.

Lors du dernier conseil de police du 20 octobre, suite à ma demande, il nous a été dit qu’un autre appareil de comptage est utilisé, généralement à la demande des communes, pour de manière invisible calculer la vitesse, le type de véhicule, afin de déterminer des endroits problématiques où la commune pourrait intervenir. Afin de compléter notre information, je souhaiterais vous poser quelques questions complémentaires :

– Les données du radar Lidar peuvent-ils, dans le respect du droit à la vie privée, être stockées et transmises aux collèges ? Permet-il le comptage et des statistiques de vitesses (hors infractions) ? Ne serait-il pas plus efficace que le radar précédemment utilisé ?

– Le cas échéant, serait-il possible d’utiliser ces statistiques  afin de compléter l’élaboration du plan local de mobilité et d’y prévoir les infrastructures routières nécessaires ? Les communes ont-elles une marge de manœuvre ou de concertation en ce qui concerne le choix du placement du Lidar ?

Je vous donnerai un exemple Ucclois  précis : Un PPAS  concernant l’îlot du Groeselenberg  a récemment été adopté par le Conseil Communal d’Uccle. L’urbanisation de cet îlot entrainera une modification de la circulation dans les rues avoisinantes. Le collège d’Uccle a le projet de réaménager le carrefour Statuaires/Observatoire/Dieweg et peut-être de modifier l’emplacement des casses vitesses de l’av des Statuaires du fait qu’une nouvelle route en provenance de l’îlot y aboutira. Le radar a déjà été placé en 2013  av. De Fré et récemment av des Statuaires. Est-il possible ou cela se fait-il déjà de transmettre au collège les renseignements de densité de trafic, de vitesses des véhicules recueillis afin de lui permettre d’optimaliser ses propres travaux ?

Je vous remercie pour vos réponses.

Daniel Hublet

Conseiller de Police