La participation de la commune d’Uccle dans l’investissement et l’entretien des aménagements à l’attention des cyclistes et piétons

Monsieur le Bourgmestre,Mesdames et Messieurs les Echevins,

Chers Collègues,

La dernière étude d’Acerta, secrétariat social et spécialiste en ressources humaines, confirme l’intérêt grandissant des citoyens dans l’utilisation du vélo pour les déplacements domicile-lieu de travail.

En 2016, 8,7% des travailleurs bruxellois privilégiaient ce moyen de transport pour leurs déplacements domicile-lieu de travail. En 2015, ils étaient 7,7%. Ils seraient certainement plus nombreux s’il y avait plus d’infrastructures adaptées à la pratique en sécurité du vélo.

Ces mêmes constatations ressortent de la récente enquête « thermomètre cycliste » organisée par le Gracq et le Fietsersbond. Les plus de 7000 personnes ayant complétés l’enquête estiment que c’est principalement le manque d’infrastructures cyclistes qui décourage le Belge d’utiliser son vélo, un problème souligné par 90% des non-cyclistes. Ces études signalent aussi l’effort entrepris par de plus en plus d’entreprises pour encourager une mobilité plus douce de leurs employés.

Sachant que le plan régional d’actions de sécurité routière 2011-2020 prévoit la diminution de 50% du nombre de victimes d’accidents de la route d’ici 2020. Certains travaux d’infrastructure incitent au respect des limitations de vitesse, d’autres prévoient des mesures de protection concrètes à l’égard des usagers vulnérables que sont les piétons et cyclistes.

La prochaine transformation des voiries latérales de la Petite Ceinture en pistes cyclables et en larges trottoirs, annoncée par le ministre bruxellois de la mobilité en est un bel exemple.

Afin de mettre en œuvre ces mesures de protection, la Région Bruxelloise octroie annuellement un subside aux communes dans le cadre d’un appel à projet. En 2016 l’enveloppe globale dédiée se mesurait à presque 2 millions d’euros.Comme pour les autres communes de la Région, une lettre provenant du cabinet du Ministre bruxellois de la Mobilité ou de Bruxelles Mobilité a été adressée à la commune d’Uccle afin de signaler l’ouverture de l’appel à projet.

D’après mes renseignements, il semblerait que la commune d’Uccle n’y ait pas donné suite. A plusieurs reprises et encore le 26 janvier dernier, lors de la discussion sur le budget 2017, j’ai insisté sur la nécessité d’avoir le plus souvent possible recours aux subsides.

Me confirmez-vous que le Collège n’a pas donné suite à cet appel à projet lancé par la Région ? Et si oui, pour quelle raison ? Dans le futur, le Collège estime-t-il pouvoir prétendre à ce type de subside régional ?

Dans le même registre de la sécurité des cyclistes et des piétons, je souhaiterais également vous interroger plus spécifiquement sur les modalités d’aménagement par la commune des « sens unique limité (SUL) ». Rappelons que depuis le 1er juillet 2004, les sens uniques sont ouverts à contresens aux cyclistes à condition que :

  • la vitesse maximale autorisée n’y dépasse pas 50 km/h ;
  • la largeur libre (hors stationnement) soit de 3 mètres au moins ;
  • des raisons de sécurité ne s’y opposent pas. Par exemple, s’il existe un virage sans

visibilité,

Si ces conditions sont réunies, la Région octroie, dans les limites des crédits disponibles, des subsides aux communes s’engageant pour au moins 70% de leurs voiries à sens unique, à instaurer un sens unique limité (SUL).

Pourriez-vous me donner le pourcentage de rue à sens unique ouverte aux cyclistes dansnotre commune ? Y a-t-il  eu spécifiquement pour l’aménagement des SUL ucclois une demande de subside ?

Dans le cadre du réaménagement prochain de l’av. Brunard, un SUL sera installé. Les riverains se sont exprimés à ce sujet la semaine passée lors de la commission de concertation. Est-ce la bande cyclable continue avec marquage de logos « vélo »  qui a été retenue ? A la demande de certains riverains de l’av. du Manoir, inquiets du virage quasi à angle droit de l’avenue et souvent dérangés par le bruit engendré par les voitures passant sur les casses-vitesse, une bande cyclable continue pourrait-elle être rajoutée ?

Enfin, le Collège pourrait-il envisager, notamment via le Wolvendael et surtout le site de la commune, de lancer une campagne de sensibilisation à l’attention de tous les citoyens qu’ils soient en voiture, à moto, à vélo ou à pied au respect du code de la route ? L’IBSR et le Gracq ont publié une excellente brochure à ce sujet : « les cyclistes et le code » qui pourrait déjà être renseignée sur le site communal.

Je vous remercie pour votre attention et vos réponses.

Daniel Hublet

Chef de groupe cdH